Autrement appelé l'ANDALOU, cet espagnol au caractère sûr et talentueux pour le dressage est connu dans le monde entier. Joueur, on le retrouve dans les cirques où il execute des numéros spéctaculaire, on est tous charmés!
Histoire de la race:Cette race est une des plus anciennes domestiquées et montées par l'homme, comme en témoignent des peintures rupestres montrant des chevaux proche de l'ANDALOU qui vivaient dans la péninsule Ibérique 5 000 ans avant notre ère.
Les origines de l'ANDALOU sont très controversées.
Certains le considèrent comme un descendant du BERBERE et de l'ARABE, introduits en Espagne au temps des invasions Maures, et croisé avec des sujets autochtones, notamment des poneys locaux; d'autres, en revanche, le font descendre de l'Equus iberius découvert par les légions romaines de Jules César et qui, après avoir traversé l'isthme unissant alors l'Afrique à l'Europe (l'actuel détroit de Gibraltar), aurait pénétré en Afrique du Nord où il aurait donné naissance au BERBERE.
Selon la 3° hypothèse, il dériverait des 2 000 juments de Numidie amenées par mer par le Carthaginois Hasdrubal.
La 1°hypothèse semble la plus réaliste.
Chevaux de guerre très prisés, ils possèdaient toutes les qualités nécéssaires pour bien se comporter au combat ( le cheval du <<Cid>>, Babieca, était un ANDALOU).
L'élevage systématique de l'ANDALOU remonte à Phillipe II, qui fonda en 1571 les écuries royales de Cordoue.
Pourtant, cette popularité ne fut pas éternelle, et au XVIII° siècle, la silhouette robuste mais lourde de l'ANDALOU n'était plus en vogue, la mode étant à des animaux plus légers et élancés, adaptés à la course et à la chasse.
La race souffrit énormément et faillit disparaître des suites d'une maladie et d'une famine.
Seules quelques bêtes survécurent dans les monastère Chartreux de Castello, Jerez et Séville, où l'élévage sélectif des meilleurs animaux se poursuivit.
Les ANDALOUS d'aujourd'hui descendent de ces derniers, les plus purs et les plus beau ayant toujours le nom de caballos cartujanos.
Leur grande rareté força le gouvernement espagnol à geler leur exportation durant plus de 100 ans, mais l'interdiction fut levée dans les années 1960, et on les admire aujourd'hui dans le monde entier.
De nos jours, la race est surtout appréciée pour ses allures élégantes, dont le "pas d'allure" ou "pas espagnol", sorte de pas sautillant particulièrement spéctaculaire dans les parades.
En espagne, il est utilisé surtout dans les corridas où il brille particulièrement, on le retrouve aussi dans les hautes écoles de dressage.
Morphologie:Hauteur au garrot: 1.55/1.65m
Poids: 570kg environ
Robes: Gris, Bai, Noir, Alezan, Rouan
{Le studbook espagnol accepte exclusivement les sujets à robe Grise, Baie ou Noire.}
Caractéristiques de la tête: belle tête, profil rectiligne, parfois moutonné, oreilles petites avec des pointes tournées vers l'intérieur, oeil grand et expressif.
Caractéristiques du corps: encolure proportionnée, rouée et bien attachée, garrot saillant, ligne dorso-lombaire droite, dos court, croupe arrondie, queue attachée bas et flottante, thorax large et profond avec des côtes arquées, abdomen arrondi, épaule musculeuse et inclinée, membres robustes, articulations larges, canon et paturon longs, sabot bien fait.
Du XII° siècle au XVII° siècle, le rôle de l'ANDALOU, concurrencé seulement par l'ARABE, a été considérable dans le domaine de l'élevage chevalin. En effet, le sang espagnol est visible dans 80% des races modernes. Il a particulièrement influencé le CONNEMARA, le LIPIZZAN, le BAI DE CLEVELAND, le COB GALLOIS, le FRISON, le HACKNEY, le KLADRUBER, le FREDERIKSBORG, l'OLDENBOURG, le HOLSTEINER, l'ORLOV...
De même, il a concouru à l'élaboration de quasiment toutes les races américaines issues des exemplaires introduits par Christophe Colomb lors de son second voyage au Nouveau Monde(QUATER HORSE et CRIOLLO par exemple).